
Jeune formation moscovite née en 2006, Andem tente de faire son trou sur la scène européenne avec son second album : Le groupe sort une première démo, puis un album en 2008 : « Pendulum of Life ». Après avoir été auréolée du titre de meilleur espoir par le principal magasine Metal russe, DarkCity, ce quintette a livré son travail aux écuries allemandes à travers la production d’Andy Horn, histoire d’élever le ton de son Metal mélodique à chanteuse. Voila ce qui, éternel trendy que je suis, m’a poussé à jeter une oreille sur la présente galette.
Pourtant, j’y suis allé à reculons quand je suis tombé sur le myspace… Photos clichées « gotho-poufs », des fleu-fleurs et des loupiotes qui brillent partout (ouaaaah trop magique !), un nom à bailler (Andem = abréviation d’Angel and Demon... ça va chercher loin…), une insistance plus que marquée sur la présence d’un chant féminin. Bref, ça sentait le réchauffé quasi cramé. Niveau thèmes abordées, il faudra croire les infos sur parole : la vie, le cosmos, les contes… En effet, c’est en Russe que chante Yuliana Savchenko. Et, finalement, vu la tronche des thèmes : c’est mieux.
Musicalement, si comme on pouvait s’y attendre l’originalité de « Moonlight Daughter » frise les températures polaires, la qualité est au rendez-vous. Pour les influences, on n’y coupera pas : Nightwish et toute la clique. Après une intro, aux nappes de claviers et petite mélodie au piano des plus classiques, déboule le speed Guardian of Sword que n’aurait pas renié la scène italienne. Sans être révolutionnaire, cette entrée fait son effet ! Des mélodies dans tous les coins, un chant original et agréable bien que le russe ne soit pas réputé mélodieux. Le titre éponyme laisse entrevoir d’autres atouts au chant de Yuliana qui se fait plus pop. Les breaks et solos de guitare ne sont pas en reste, avec un niveau inattendu d’ailleurs.
Avançant dans l’album, on s’étonne des cimes atteintes par Andem qui n’hésite pas à taper dans le registre symphonique. Master and Margarita est un parfait exemple réussi. Heavy à souhait, les riffs sont efficaces, portés par des chœurs mâles frôlant les growls qui tranchent avec le chant de Yuliana prenant ici une teinte lyrique. Plus surprenant encore, l’inévitable ballade, The Pray, nous évite les mélodies mièvres, même si je pense que ne pas comprendre les paroles est salutaire…
Concluant sur un petit instru orientalisant qui m’a ravi, ce disque est finalement digne d’intérêt et augure du meilleur pour la suite. Avec un peu de maturité et en se débarrassant des clichés les plus lourds du style, Andem a sans doute une place à ravir dans nos contrées en jouant la carte du dépaysement russe. Pour s’en faire une idée, « Moonlight Daughter » est en écoute intégrale sur le Myspace du groupe.
J'apprécie pas énormément de mon côté :/ Justement trop cliché
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